L'endométriose touche environ une femme sur dix au Royaume-Uni, pourtant le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic reste désespérément long — souvent 7 à 8 ans. En 2026, avec des listes d'attente en gynécologie à des niveaux records et près de 750 000 femmes en attente de soins, comprendre cette pathologie et savoir comment défendre vos intérêts n'a jamais été aussi important.
Qu'est-ce que l'endométriose ?
L'endométriose survient lorsqu'un tissu similaire à la muqueuse utérine se développe en dehors de l'utérus — sur les ovaires, les trompes de Fallope, l'intestin, la vessie et d'autres structures pelviennes. Ce tissu réagit aux variations hormonales tout au long du cycle menstruel, provoquant inflammation, douleur et parfois des adhérences.
Pourquoi le diagnostic est-il retardé ?
Plusieurs facteurs contribuent à ce décalage diagnostique :
- Normalisation des symptômes : On dit à beaucoup de femmes que des règles très douloureuses sont « simplement normales ». Ce n'est pas le cas. Une douleur qui vous empêche de mener vos activités quotidiennes, qui ne répond pas aux antalgiques classiques ou qui s'aggrave avec le temps mérite d'être explorée
- Présentation variée : L'endométriose peut provoquer une grande diversité de symptômes au-delà des règles douloureuses, notamment des douleurs profondes pendant les rapports sexuels, des symptômes digestifs ou urinaires pendant les règles, des douleurs pelviennes chroniques et des difficultés de fertilité
- Limites des échographies standard : Une échographie classique peut ne pas détecter l'endométriose, en particulier les lésions superficielles. Une imagerie spécialisée et une expertise clinique sont souvent nécessaires
- Pressions sur le système de santé : Dans le contexte actuel du NHS, les parcours d'orientation peuvent être lents, et de nombreuses femmes passent entre les mailles du filet entre médecine générale et soins spécialisés
Quelles nouvelles approches font la différence ?
Le Plan Santé des Femmes du gouvernement écossais Phase 2 (2026–2029) a placé l'endométriose comme pathologie prioritaire, avec un objectif spécifique de réduction des délais diagnostiques. Les recommandations NICE sont en cours de mise à jour, et de nouveaux parcours cliniques sont développés pour améliorer l'identification et la prise en charge.
En pratique spécialisée, l'utilisation d'une échographie endovaginale détaillée par des opérateurs expérimentés permet désormais d'identifier l'endométriose profonde infiltrante et les endométriomes avec une grande précision, réduisant la nécessité d'une chirurgie diagnostique dans de nombreux cas.
Comment défendre vos intérêts
- Tenez un journal détaillé de vos symptômes en notant l'intensité de la douleur, le moment dans votre cycle et l'impact sur votre vie quotidienne
- Soyez précise avec votre médecin traitant sur ce que vous ressentez. Utilisez des termes comme « douleurs cycliques », « dyspareunie profonde » ou « dyschezie » si cela s'applique
- Demandez une orientation vers un spécialiste si vos symptômes sont significatifs et ne s'améliorent pas avec la prise en charge initiale
- Recherchez un gynécologue expérimenté en endométriose capable de réaliser une échographie spécialisée et de proposer un plan de prise en charge complet
Vous ne devriez pas avoir à vivre avec des douleurs pelviennes invalidantes. Si vos symptômes affectent votre qualité de vie, consultez un spécialiste pour un bilan approfondi.
Vous souffrez de douleurs pelviennes ou suspectez une endométriose ? Le Dr Kotur de Castelbajac propose un bilan spécialisé complet.
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