La plupart des femmes associent la ménopause aux bouffées de chaleur, aux troubles du sommeil et aux changements d'humeur. Mais l'une des conséquences les plus importantes — et les moins discutées — de la transition ménopausique concerne la santé osseuse. Les œstrogènes jouent un rôle essentiel dans le maintien de la densité osseuse, et lorsque leur taux diminue, la perte osseuse s'accélère. L'ostéoporose touche une femme sur trois après 50 ans au Royaume-Uni, pourtant elle n'est souvent évoquée qu'après une fracture.
La bonne nouvelle, c'est que la perte osseuse n'est pas inévitable. Avec une évaluation adaptée, un traitement précoce et des changements ciblés du mode de vie, vous pouvez protéger vos os pour les décennies à venir.
Comment la ménopause affecte-t-elle la santé osseuse ?
Les œstrogènes soutiennent l'activité des ostéoblastes — les cellules responsables de la formation de nouveau tissu osseux. Lorsque le taux d'œstrogènes diminue pendant la périménopause et la ménopause, l'équilibre entre formation et résorption osseuse penche en faveur de la perte. Les femmes peuvent perdre jusqu'à 20 % de leur densité osseuse dans les cinq à sept années suivant la ménopause.
Certains facteurs augmentent davantage votre risque :
- Antécédents familiaux d'ostéoporose ou de fracture de la hanche
- Ménopause précoce (avant 45 ans) ou insuffisance ovarienne prématurée
- Poids corporel ou IMC faible
- Tabagisme ou consommation excessive d'alcool
- Utilisation prolongée de corticoïdes
- Mode de vie sédentaire avec peu d'activité en charge
- Pathologies affectant l'absorption des nutriments (maladie cœliaque, maladies inflammatoires de l'intestin)
Le rôle du THS dans la protection osseuse
Le traitement hormonal substitutif (THS) est le traitement le plus efficace pour prévenir la perte osseuse liée à la ménopause. Les recommandations actuelles de la British Menopause Society et de NICE soutiennent l'utilisation du THS pour la prévention de l'ostéoporose chez les femmes à risque accru, en particulier lorsqu'il est initié dans les dix ans suivant le début de la ménopause.
Le THS bio-identique — utilisant des hormones structurellement identiques à celles produites par les ovaires — est bien toléré par la plupart des femmes et offre des bénéfices qui vont au-delà de la santé osseuse : protection cardiovasculaire, amélioration de l'humeur et du sommeil, et une meilleure qualité de vie globale.
L'essentiel est une évaluation précoce et une approche individualisée. Le THS est le plus efficace lorsqu'il est commencé pendant la périménopause ou le début de la postménopause, avant qu'une perte osseuse significative ne se soit produite.
Au-delà du THS — les habitudes de vie qui comptent
Que vous preniez ou non un THS, les facteurs suivants font une réelle différence pour la santé osseuse :
- Renforcement musculaire et exercices de résistance : C'est l'exercice le plus important pour les os. Visez deux à trois séances par semaine avec des exercices en charge comme les squats, les fentes, le soulevé de poids et le travail avec bandes élastiques
- Exercice cardiovasculaire en charge : La marche, le jogging, la danse et la montée d'escaliers stimulent le maintien osseux. La natation et le vélo, bien qu'excellents pour la forme physique, ne sollicitent pas le squelette de la même manière
- Calcium : Visez 700 à 1 200 mg par jour, idéalement par l'alimentation — produits laitiers, légumes verts à feuilles, laits végétaux enrichis, amandes et poissons en conserve avec arêtes
- Vitamine D : Essentielle à l'absorption du calcium. Une supplémentation est recommandée pour la plupart des résidents britanniques, en particulier pendant les mois d'automne et d'hiver. Un dosage de 1 000 à 2 000 UI par jour est généralement adapté
- Protéines : Un apport adéquat en protéines soutient la masse musculaire, qui à son tour protège les os et réduit le risque de chute
- Réduction du risque de chute : Les exercices d'équilibre comme le tai chi ou le maintien sur une jambe, ainsi que les mesures de sécurité à domicile et les contrôles réguliers de la vue, sont particulièrement importants pour les femmes plus âgées
Quand devriez-vous faire une ostéodensitométrie (DEXA) ?
L'ostéodensitométrie (DEXA) mesure la densité minérale osseuse au niveau de la hanche et de la colonne vertébrale. C'est l'examen de référence pour diagnostiquer l'ostéoporose. Vous devriez envisager une DEXA si vous êtes :
- Une femme ménopausée présentant un ou plusieurs facteurs de risque d'ostéoporose
- Une femme ayant eu une ménopause précoce (avant 45 ans) ou une insuffisance ovarienne prématurée
- Sous traitement prolongé par corticoïdes
- Une personne ayant eu une fracture de fragilité (une fracture survenue suite à un choc mineur)
Vos résultats sont exprimés en T-score : un score supérieur à −1,0 est normal, entre −1,0 et −2,5 indique une ostéopénie (densité osseuse réduite), et inférieur à −2,5 indique une ostéoporose. L'outil FRAX permet d'estimer votre risque de fracture à dix ans en fonction de votre T-score et d'autres facteurs cliniques, aidant ainsi à orienter les décisions thérapeutiques.
L'ostéoporose n'est pas une fatalité liée à l'âge. Avec une évaluation précoce, un traitement adapté et les bons changements de mode de vie, vous pouvez protéger vos os — et votre autonomie — pour les décennies à venir.
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